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A la fois tonique et protecteur vasculaire, le Ginkgo biloba a en outre un effet vasodilatateur et antioxydant puissant, lié à une capacité de diminuer l’agrégation plaquettaire. Ces propriétés expliquent son action bénéfique sur les symptômes de l’insuffisance vasculaire cérébrale.

Les actifs du Ginkgo Biloba permettent de :

– Dilater les artères, les veines et les capillaires (les petits vaisseaux sanguins)

– Augmenter la micro-circulation, réduire la viscoélasticité du sang et le clarifier, et diminuer l’agrégation plaquettaire, prévenant ainsi la formation de caillots

– Améliorer la circulation au niveau cérébral et augmenter ainsi l’apport en oxygène et en nutriments essentiels au niveau du cerveau

– Contrôler l’action délétère des radicaux libres au niveau cérébral et rétinien (action anti-oxydante naturel)

– Améliorer l’irrigation des tissus

– Augmenter la résistance des capillaires (vasculoprotecteur et veinotonique)

– Lutter contre l’inflammation

A la vue des nombreuses propriétés attribuées au ginkgo biloba, on peut se douter que celui-ci a de multiples intérêts en phytothérapie.

Il suffit de voir la longue liste des indications pour s’en convaincre :
– Traiter les troubles de la mémoire et l’altération des fonctions cognitives liée au vieillissement

– Améliorer les facultés d’apprentissage et maintenir les capacités mémorielles existantes

– Traiter les troubles de l’attention et de la concentration;

-Traiter la démence sénile ;

– Ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer (au stade précoce) ;

– Soigner les varices ;

– Soigner les hémorroïdes ;

– Soulager les jambes lourdes et les crampes

– Lutter contre le risque de thrombose

– Lutter contre les rejets en cas de greffes ;

– Prévenir le mal des montagnes et protéger les extrémités du froid et des douleurs causées par le froid ;

– Réduire les symptômes du syndrome prémenstruel ;

– Traiter les douleurs musculaires dues à une insuffisance de la circulation artérielle ;

– Traiter les troubles circulatoires cérébraux et ses conséquences : pertes de mémoire, baisse de l’audition, vertiges, céphalées, acouphènes ;

– Traiter les troubles circulatoires périphériques (tremblements, difficultés à la marche, claudication, maladie de Raynaud) ;

– Traiter la dégénérescence maculaire (le ginkgo protége donc l’acuité visuelle) ;

– Traiter les dysfonctions sexuelles causées par les antidépresseurs ou le stress (amélioration des fonctions érectiles, du désir et de l’orgasme chez l’homme et la femme) ;

– Traiter l’asthme

Comme vous pouvez le voir, les usages du ginkgo biloba en phytothérapie sont très nombreux.

Pour certains maux (réduction des symptômes de la maladie d’Alzheimer, amélioration de la cognition, traitement de la démence sénile …) il est considéré par l’Union Européenne comme aussi efficace que de nombreux médicaments.

Ginkgo biloba : partie utilisée

Dans le Ginkgo biloba, c’est la feuille qui recèle le plus grand nombre de principes actifs et qui est, à ce titre, utilisée en phytothérapie.

En phytothérapie, on n’utilise que les feuilles du ginkgo biloba.

A noter que les graines, nommées pa-kwo en Chine, sont consommées dans la cuisine asiatique. On leur attribue des vertus aphrodisiaques et anthelminthiques.

La pharmacopée chinoise les référence dans le traitement des troubles urinaires et les difficultés respiratoires.

Mais ce sont les feuilles qui concentrent le plus de principes actifs. Donc ce sont elles qui sont actuellement utilisées.

L’action du Ginkgo biloba semble résulter d’une synergie entre les différents principes actifs qui le composent.

Voici la liste des principaux constituants de la feuille de ginkgo biloba :

– Flavonoïdes (de puissants anti-oxydants) ;

– Ginkgolides et bilobalides (lactones terpéniques spécifiques du ginkgo qui améliorent la circulation sanguine) ;

– Sucres ;

– Stérols végétaux (des lipides présents dans les plantes).

Les flavonoïdes contenus dans le ginkgo sont au nombre d’une vingtaine dont un qui porte un nom dérivé de celui de la plante : le ginkgétol.

Ginkgo biloba : histoire et origines

Apparu sur Terre peu avant les dinosaures, le Ginkgo biloba est utilisé depuis plus de 5000 ans. Mais ce sont les années 50 qui voient le début des études occidentales sur les possibilités médicinales de ses feuilles.

Le ginkgo biloba est une plante extrêmement vieille, qui est apparu sur terre il y a plus de 300 millions d’années, peu avant les dinosaures. Sa résistance aux stress environnementaux lui a permis de survivre durant ces millions d’années et de traverser les périodes glacières.

Plus récemment, c’est grâce aux moines bouddhistes que le ginkgo a survécu. Il était en effet cultivé dans les temples, autour des pagodes. La plupart des plants actuels de ginkgo sont donc des descendants des plants conservés par les moines chinois.

En chine, les premières traces d’utilisation datent de 2600 avant JC. C’était alors les noyaux du ginkgo qui étaient utilisés en phytothérapie chinoise, pour traiter l’asthme et la bronchite.

Aux alentours du 12ème siècle, le ginkgo arrive au Japon et en Corée.

Puis il parvient en Europe à la fin du 17ème siècle, grâce à un médecin botaniste allemand, Engelbert Kaempfer. Ce dernier identifie le ginkgo lors d’un séjour au Japon et en rapporte quelques graines en Hollande. En 1712, il publie un livre contenant une description de cet arbre sous le nom latin de ‘’ginkgo biloba’’ : ‘’ginkgo’’ découlant du nom japonais ‘’ginkyo’’ et ‘’biloba’’ en référence à la forme caractéristique de ses feuilles, formées de deux lobes.

Il apparaît en France au début du 19ème siècle : tout d’abord au jardin botanique de Montpellier, puis en 1795 au jardin des plantes à Paris. On peut d’ailleurs toujours contempler ces deux premiers ginkgo français.

Depuis les années 50, les recherches se portent davantage sur les feuilles. Les extraits de ginkgo consommés en phytothérapie sont donc maintenant issus des feuilles, qui concentrent bien plus de principes actifs.

A noter que cet arbre a résisté à Hiroshima : les plants de ginkgo présents dans la ville ont refleuris dès 1946, et ce furent les seuls arbres en fleur cette année-là.

Il est maintenant très utilisé et de façon officinale dans de nombreux pays. En Allemagne, plusieurs millions d’ordonnances de ginkgo sont émises chaque année et l’Union Européenne le considère comme un médicament à part entière pour certaines maladies.

C'est en automne que la feuille de Ginkgo bio est le plus chargée en antioxydant naturel puissant

C’est en automne que la feuille de Ginkgo bio est le plus chargée en antioxydant naturel puissant

Ginkgo biloba : description

Seul survivant aux divers changements climatiques et géologiques, le Ginkgo biloba est donc le dernier représentant de la plus vieille espèce d’arbre au monde. Il s’agit en outre d’un arbre à la longévité exemplaire.

Le Ginkgo biloba, encore appelé Arbre aux 40 écus ou Arbre aux mille écus, est un arbre appartenant à la famille des ginkgoacées.

Il s’agit de la seule espèce de cette famille qui soit encore vivante. On en connaît 7 autres qui ont toutes disparues.

C’est l’arbre le plus ancien de la terre puisqu’il est apparu il y a plus de 300 millions d’années. Il a donc survécu aux dinosaures, et à tous les changements climatiques qui ont eu lieu sur terre. C’est pour cette raison qu’on le nomme aussi “fossile vivant”.

Le ginkgo est originaire d’extrême orient, et est maintenant cultivé en Corée, en Chine, dans le sud de la France et aux Etats-Unis, notamment comme arbre ornemental.

Le ginkgo biloba est un arbre dioïque (il y a des arbres mâles et des femelles) de 20 à 40 m de hauteur. L’écorce est d’abord lisse, puis se craquèle au fil du temps. Les feuilles, qui sont caduques (elles se renouvellent chaque année), mesurent de 5 à 15 cm de long et sont formées de deux lobes (d’où le qualificatif de biloba) disposés en éventail. Elles sont vertes mais deviennent jaune doré à l’automne, ce qui les fait ressembler à des pièces (d’où le nom d’Arbre aux mille écus).

Les fleurs mâles sont petites et groupées en inflorescences, appelées chatons.

Seul l’arbre femelle produit ce que l’on assimile à des fruits, mais qui sont en réalité des ovules. On parle alors de ‘‘pseudo-fruits.

Ces ovules, qui font 3 à 4 cm de long, sont constitués par un tissu charnu de couleur jaune-marron et à l’odeur forte et désagréable, entourant en partie la graine. Les graines sont assez grandes puisqu’elles peuvent atteindre 1 à 2 cm. Le ginkgo arrive à maturité sexuelle entre 20 et 30 ans d’âge. Pour qu’il puisse donner naissance à une nouvelle pousse, il faut qu’un ovule du plant femelle soit fécondé par le pollen d’un plant mâle.

C’est un arbre extrêmement résistant (aux changements climatiques, aux radiations, à la pollution,…) qui peut vivre en moyenne pendant environ 1000 ans. Les plus âgés ont même plus de 4000 ans !!!

Ginkgo biloba : posologie

Pour une efficacité maximale, le ginkgo biloba doit être utilisé en cure de 3 mois minimum, à renouveler régulièrement dans l’année.

Attention à bien choisir les extraits de Ginkgo Biloba que vous allez utiliser. Lors des études menées sur le ginkgo biloba, les extraits utilisés étaient des extraits standardisés à partir de l’EGb 761 ou du Li 1370.

Ces extraits de ginkgo sont standardisés à 24 % de glucoflavonoïdes et à 6 % de terpéno-lactones. Ce sont généralement des extraits 50:1, ce qui signifie que 1mg d’extrait de ginkgo est équivalent à 50gr de feuilles séchées.

On comprend alors l’intérêt de consommer des extraits plutôt que simplement des feuilles séchées. En effet, dans ce cas, il faudrait alors consommer plusieurs centaines de grammes de ginkgo biloba pour avoir une dose thérapeutique correcte.

La posologie généralement conseillée en phytothérapie est de 120 mg à 240 mg d’extrait de Ginkgo Biloba (50:1) par jour, réparti en trois prises. A prendre de préférence au moment des repas avec un grand verre d’eau.

La supplémentation en ginkgo doit se faire de façon progressive. Commencer par 60 mg d’extrait, puis augmenter la dose progressivement. Ceci afin d’éviter d’éventuels maux de tête dus aux propriétés vasodilatatrices du ginkgo.

Dans le traitement de l’insuffisance circulatoire, on peut également consommer le ginkgo sous forme de teinture extraite des feuilles : à raison de 1 cuillère à café 2 à 3 fois par jour, diluée dans l’eau.

Pour traiter les troubles respiratoires, on peut utiliser une décoction de graines de Ginkgo Biloba, et pour traiter l’asthme, les phytothérapeutes prescrivent un extrait fluide à base de feuilles fraîches.

A noter que les effets positifs du ginkgo mettent parfois plusieurs mois à se manifester. La consommation de ginkgo doit durer au moins 3 à 6 mois.

Ginkgo biloba : mise en garde dangers

Quelques contre-indications, interactions médicamenteuses et possibles effets indésirables étant à signaler, il convient donc de ne pas consommer de Ginkgo biloba sans prise de renseignements préalables.

Il n’y a que peu d’effets indésirables à la consommation du ginkgo pour un usage phytothérapique :

Il peut toutefois provoquer des allergies cutanées et rarement des troubles gastro-intestinaux, des maux de têtes ou des étourdissements.

Le ginkgo fluidifiant le sang, son usage est déconseillé aux hémophiles, aux femmes devant accoucher et avant toute opération chirurgicale.

Pour cette même raison, il est plus prudent d’éviter la consommation de médicaments (anticoagulants) ou plantes (ail, ginseng, …) qui clarifient le sang, car les effets du ginkgo vont s’ajouter à ceux de ces produits.

Ginkgo biloba : association de plantes

Composez vous-même l’association de plantes la plus appropriée à votre cas à base de ginkgo et de …

Suivant vos objectifs et les troubles dont vous souffrez, vous pouvez associer le ginkgo biloba avec :

– Insuffisance circulatoire : ginkgo + mélilot

– Troubles de la concentration, perte de mémoire, baisse de l’audition : ginkgo + petite pervenche

– Concentration intellectuelle : ginkgo + éleuthérocoque

– Perte mémoire : ginkgo + lécithine de soja ou ginkgo + ginseng

– Bourdonnements d’oreille, céphalées, vertiges : ginkgo + olivier

Ginkgo biloba

Très grand arbre à la longévité légendaire, le Ginkgo biloba et plus précisément sa feuille, recèle des composants spécifiques qui lui permettent d’occuper une place prépondérante au sein des traitements des maladies du système cardio-vasculaire.

En phytothérapie, les suppléments de Ginkgo Biloba sont principalement destiné à traiter les troubles circulatoires et leurs conséquences (troubles cognitifs, démence sénile … ) et à améliorer les fonctions sexuelles.

Pour mieux connaître ce produit, je vous propose d’en lire son descriptif complet : ses caractéristiques physiques, sa composition chimique, ses propriétés en phytothérapie, ses diverses indications, sa posologie d’utilisation et pour finir les contre-indications concernant sa prise et les effets secondaires susceptibles d’être occasionnés.


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